Quartier Sans Cible...Changeons l'image de la banlieue !

L'association Quartier Sans Cible décortique se qui se fait de mieux dans les banlieues. Elle essaye d'analyser les problématiques urbaines et donne la parole à tous les acteurs des quartiers populaires. Ensemble, changeons notre regard sur la banlieue !

mardi 8 décembre 2009

"La Diversité fait son cinéma" au Mégarama à Bordeaux

jpg_Affiche_du_10__decembre_200

Le jeudi 10 décembre 2009, à 18h, le cinéma Mégarama à Bordeaux, organise une soirée "La diversité fait son cinéma". Deux films sont à l’honneur de cette soirée dédiée à la diversité : "Emploi & Divercités" et "Capital Sauvage

Fiche_projet_diversite_fait_son_cinema

A partir de 18h, le Mégarama projettera le film "Emploi & Divercités", un documentaire riche d’enseignement sur la diversité au travail et le regard qu’une délégation américaine porte sur notre société, en matière d’identité nationale.

"Capital Sauvage", un court métrage drôle et satirique sur le capitalisme sauvage, la course au profit et l’univers du rap bling-bling, est également à l’affiche le jeudi 10 décembre dans le cadre de cette soirée sur la diversité. De quoi alimenter la polémique sur l’identité nationale.

Programme complet :

- 18h00 : Accueil des participants
- 18h30 : Mot d’ouverture par les organisateurs et les invités
- 19h00 - 20h : Lancement du 1er film "Emploi & DiverCités" : documentaire regroupant les 5 films produits par la Maison de l’emploi et ses partenaires (52 min)
- 20h00 - 20h30 : Table ronde et échanges avec le public
- 20h45 - 21h30 : Coktail dînatoire
- 21h45 - 22h30 : Lancement du 2ème film "capital sauvage" : court métrage réalisé par des jeunes des quartiers de Bordeaux sur le rapport des jeunes au monde économique (52 min)
- 23h00 : Fin de la soirée

Séance gratuite à 18h. Les invitations sont à retirer dans les locaux de l’agence écla, Bat. 36-37, rue des Terres Neuves - 33 130 Bègles.
Tél. : 05 47 50 10 00

Posté par quartiersc à 22:00 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une autre image du 9.3 avec une édition spéciale "Seine St Denis" du MONOPOLY

seine_20saint_20denis

S'offrir le Monopoly version 93, c'est désormais possible. Le célèbre jeu de société créé en 1936, distribué dans 80 pays et traduit en 23 langues a maintenant sa version Seine-Saint-Denis. "La plupart du temps, nous fabriquons des Monopoly ville ou région, il y a très peu de départements, la Seine-Saint-Denis est une exception", explique au Parisien Thierry Kerpiel, le patron de Winning Moves.

L'objectif de la société éditrice du jeu: faire découvrir autrement le département qui aujourd'hui "souffre d'une image trop souvent caricaturale". Ainsi à travers vingt-huit cases, Monopoly propose une balade sur les sites symboles du département comme des quartiers d'habitation à l'architecture remarquable, la cité-jardin de Stains, mais aussi des parcs, des aéroports, des musées. Il a malgré tout fallu faire l'impasse sur certains lieux mythique comme la basilique de Saint-Denis ou encore le musée de l'Air et de l'Espace du Bourget qui sont sur le plateau central mais qu'il n'est pas possible d'acheter.

Premier département à avoir sa propre édition

Côté cotation des terrains, le Monopoly Seine-Saint-Denis innove également. Pas question de tenir compte des valeurs immobilières réelles des lieux pour classer les cases de la moins chère à la plus chère, comme cela se fait traditionnellement pour le Monopoly d'une ville. Sur le plateau du 93, on dépense de 60 M (la monnaie du jeu) pour le parc de l'île Saint-Denis à 400 M pour acheter les puces de Saint-Ouen, selon le Parisien. Un classement effectué sur la valeur patrimoniale des lieux.

Ainsi pour qu'il ne soit pas perçu comme "une provocation" dans ce département où 18% de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2006 (11,7% en France), "on est sorti de notre image capitaliste : plutôt que les transactions immobilières, on met en avant dans cette édition le patrimoine de la Seine-Saint-Denis", explique Thierry Kerpiel.

Posté par quartiersc à 20:36 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 27 octobre 2009

Festival Cinébanlieue 2009

gview

Festival Cinébanlieue 2009

Organisé dans trois lieux : Le cinéma L'Écran à Saint-Denis, l'Université Paris 13 et Confluences à Paris le 4ème Festival Cinébanlieue proposent 30 films surprenants qui seront suivis par des échanges avec les réalisateurs et les acteurs. A travers des histoires de désirs, d'exil, de révolte, de famille et d'aventures nous vous invitons à redécouvrir les relations uniques et complexes qui unissent Paris et sa banlieue. Parmi les 30 films, deux avant-premières : "Qu'un seul tienne et les autres suivront" de Léa Fehner et "Tenir Tête" de Julia Cordonnier.
*Une séance CinéSlam animée par les comédiens Sabrina Ouazani et Salim Kéchiouche qui mélangeront la poésie des mots à celle des images.
*A voir l' exposition photographique collective "Diverses Cités" présentée par le texte de François Bégaudeau, à l'Espace Confluences du 16 octobre au 15 novembre 2009
*Un hommage tout au long du festival à l'acteur Yasmine Belmadi, disparu cet été.
A noter aussi, parmi les rencontres des réalisateurs et des acteurs avec le public, la présence des acteurs Tahar Rahim et Adel Benchérif autour du film "Un prophète" , celle de Sébastien Lifshitz autour de son film "Terres froides" et celle de Léa Fehner autour de l'avant-première de son film "Qu'un seul tienne et les autres suivront".
Durant ces dix jours, vous pourrez aussi rencontrer : Fleur Albert, Marie Amouchekeli, Claire Burger, Julia Cordonnier, Jalil Lespert, Boris Carré, Noel Simsolo, Florence Miettaux, Jérôme Maldhé...

Aurélie Cardin
Programmatrice du festival CinéBanlieue

site du festival : http://cinebanlieue.blogspot.com

Cliquer pour obtenir le programme en pdf
Programme_2009

Posté par quartiersc à 08:59 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 17 octobre 2009

Quand les médias déferlent dans la banlieue

kjhkkj

Rencontre. Comment sont traitées les banlieues et quelles sont les alternatives médiatiques pour contrer les crises qui les touchent.

Le plus souvent laissées à la ramasse dans le traitement de l’information, les banlieues attirent beaucoup plus les regards depuis la profonde crise de novembre 2005, qui a secoué les consciences sur ces lieux où vivent quelque dix millions de Français. Pour mieux comprendre et travailler avec le monde urbain, l’association Presse & Cité et l’agence de presse Ressources urbaines organisent, aujourd’hui, une rencontre « Médias banlieues », à la Grande Halle de la Villette, à Paris. Selon le sociologue des médias Jean-Marie Charron, qui travaille depuis plusieurs années sur la question, « quelques initiatives ont été prises depuis la crise des banlieues pour tenter de faire évoluer les choses ». Mais, ajoute-t-il, « en ce qui concerne les médias, il faut la présence de quelqu’un sur place pour faire des alertes fortes ». Mêmes si certains ont, selon lui, mis le pied dans la porte, rien n’a, véritablement avancé. « Je crains que l’acuité du problème ne perde de son urgence, et que les rédactions se disent qu’il y a d’autres chats à fouetter. Que le sujet soit marginalisé. »

Jean-Marie Charron se dit intéressé par la thématique de la diversité dans les rédactions. Mais il pense que cette question n’est pas suffisante pour régler le problème du contenu. « Quand on pose la question de la banlieue ou de la diversité, et de son traitement dans les rédactions », dit-il, on se heurte à « une espèce de catalyseur d’un problème plus général qui est celui d’un rétrécissement de l’espace social, de l’espace de la vie quotidienne… » Selon lui, « les gens des banlieues sont peu présents dans les médias. Et lorsqu’ils le sont, ils sont toujours présentés sous les mêmes angles ». Notons que l'Humanité est le seul quotidien à avoir créé une rubrique vie des quartiers.

Avant la crise des banlieues, explique le sociologue, les problèmes n’avaient pas bougé depuis une dizaine d’années. « On avait pourtant fait un travail et l’on pouvait pointer quelques expériences. Comme quelques tentatives de la presse régionale de faire bouger les méthodes de travail. » Selon Jean-Marie Charron, on s’aperçoit que « dans toutes les questions où était évoquée l’extériorité, le fait qu’il n’y ait pas de journalistes connaissant le secteur et l’absence de capacité à avoir des liens avec des relais locaux ont fait que tout est resté à l’identique ». L’information positive, ainsi appelée depuis la crise des banlieues, n’a pas réellement pris son essor. C’est en présence d’une trentaine de médias de quartiers de l’Hexagone, de médias généralistes et grand public, d’acteurs associatifs et d’institutions travaillant sur et dans les banlieues que cette rencontre « Médias banlieues » est lancée. Ressources urbaines, l’agence de presse créée fin 2005 et consacrée aux banlieues françaises, travaille à proposer un regard neuf sur les quartiers populaires. Plusieurs tables rondes sont prévues lors de cette rencontre ainsi que des débats et des projections.

Fernand Nouvet

Posté par quartiersc à 22:23 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 2 octobre 2009

"Le Rendez-vous de la banlieue : un autre regard"

"Le Rendez-vous de la banlieue : un autre regard"

Avec la présence d'artistes du Jamel Comedy Club, de Youssoupha, des Sages poètes de la rue
et de Lamence Madzou : auteur de "J'étais un chef de Gang" et bien d'autres ...

3 semaines d'émeutes en 2005, état d'urgence déclaré, près de de 10 000 véhicules incendiés et 3000 interpellations.
Et depuis ?
Un énième plan banlieue mais est-il à la hauteur des enjeux : violences, crise économique, chômage, discriminations et mal-être de la jeunesse......
Crédit photo
Francois Schnell / cc-by-2.0

L'organisation Espoir du Monde vous invite
le vendredi 16 octobre de 17h à 22h
au CGR-CINEMA du centre commercial régional d’Evry (Essonne)

à la rencontre de jeunes qui n'attendent pas de subventions pour agir mais qui ont décidé de s'unir et
de s'organiser afin de trouver des réponses aux défis actuels

La Banlieue renoue avec la politique, l'économie et cherche ses leaders

Au programme : conférences-débat, projections de courts-métrages, représentation théâtrale
Avec la participation de chercheurs, responsables politiques mais aussi d'artistes qui soutiennent l'initiative

www.espoirdumonde.fr

Posté par quartiersc à 23:09 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 28 septembre 2009

L’association Presse et Cité

presse_cite_logo

L’association Presse et Cité

Presse et Cité, association pour la connaissance des quartiers, a été créée par des membres de Ressources Urbaines, l’agence de presse des quartiers, dans le but de prolonger son action sur des chantiers tels que la Charte pour l’amélioration du traitement médiatique des banlieues, sur les ateliers d’écriture, l’organisation de rencontres, et de certains travaux (études…)

Contexte

Les quartiers populaires subissent de plein fouet les effets de la relégation. A la fracture urbaine s’ajoute une fracture médiatique alimentant les phénomènes d’exclusion.
Parce que les médias façonnent les opinions et impactent sur les discours politiques, la mauvaise presse à leur endroit ne peut que renforcer les préjugés et générer des peurs sociales.
Le traitement médiatique des quartiers est également révélateur de la crise du journalisme : production de l’information à flux tendu, contraintes économiques, course à l’audience, absence de pluralité des points de vue...

Présentation

Le site Presse et Cité est un site portail ouvert à tous les médias issus des quartiers, papier, web ou vidéo.
Ce site ne se substitue pas à ces médias, il leur donne une visibilité supplémentaire en une plate-forme unique qui référence l’ensemble de ces médias.

Presse et Cité, c’est :

-Un Annuaire recensant les médias issus des quartiers populaires ou travaillant sur ces quartiers
-Le Journal Officiel des Banlieues (JOB), soit : l’actualité sur le quotidien des quartiers populaires et l’actualité nationale vue de ces quartiers. P&C ne s’interdira pas non plus un regard épisodique sur des sujets internationaux, dès lors que ceux-ci pourront avoir des conséquences sur la France, sur les quartiers populaires et la manière dont ils sont vus dans l’hexagone.
-Un Centre Ressources dont le but est de donner des informations sur les banlieues. Cette rubrique comprend : une banlieuthèque référençant des livres, documents, films, musiques qui évoquent, parlent de, ou renseignent sur les banlieues ; des liens vers des sites Internet utiles pour les personnes s’intéressant à la question des banlieues ; une « boîte à outils » recensant les structures qui oeuvrent dans le domaine médiatique et peuvent intervenir en direction des banlieues (associations, formations, écoles, bourses, groupes de pression…)

  Les Objectifs de Presse et Cité

1-Déconstruire les images et les discours convenus pour permettre une lecture critique et citoyenne des informations sur les quartiers populaires.
2-Rendre visibles les initiatives médiatiques issues des quartiers populaires pour mieux comprendre les dynamiques en œuvre dans ces quartiers et leur lien avec l’ensemble de la société française.
3-Offrir une vision critique et complexe de la réalité quotidienne des quartiers.
4-Faire connaître les acteurs et les ressources nécessaires à une professionnalisation journalistique des habitants, des acteurs, et /ou des médias issus des quartiers.

Code de fonctionnement de Presse et Cité

Ce site est évolutif. Sa V1 est progressivement mise en ligne entre les mois de septembre et décembre 2009.
Tout média produit par des acteurs habitant les quartiers en politique de la ville peut y trouver une place, s’il le souhaite, et si la direction de Presse et Cité l’y autorise.

Les contributions d’acteurs des médias issus des quartiers sont possibles sur le site de Presse et Cités, que leur média soit référencé ou non sur ce site.
Pour la V1, les articles réalisés pour Presse et Cité peuvent donner droit à un défraiement, dont le montant est défini par la direction de Presse et Cité, et si ces articles sont exclusivement produits pour ce site.

Des articles qui sont produits pour d’autres médias peuvent être mis en ligne sur ce site, parallèlement ou postérieurement à leur publication dans ces médias, et en accord avec lesdits médias et auteurs des articles. Dans ce cas, le média partenaire est cité, et un lien Internet renvoie, si il y a lieu, vers le site où l’article en question est éventuellement rédigé.
Les articles sont signés, et accompagnés du nom du média dont l’auteur est issu, si il y a lieu et si l’auteur le souhaite.

La direction de Presse et Cité est composée du Rédacteur en chef du site, du Président de l’Association Presse et Cité ainsi que d’un membre du CA.
Presse et Cité travaille de concert avec l’agence de presse Ressources Urbaines, qui en est à l’origine.

http://www.presseetcite.info/

Quartier Sans Cible signe la charte 2008 pour l'amélioration du traitement médiatique des banlieues :

http://www.presseetcite.info/charte-media

Posté par quartiersc à 22:25 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 21 septembre 2009

Ça va secouer à Bellegrave / VIBRATIONS URBAINES

afficheaccueil

PESSAC, VIBRATIONS URBAINES. Quelques nouveautés bien senties pour cette douzième édition qui aura lieu fin octobre : Concerts, compétitions et ateliers pour un cocktail hip-hop

Les Vibrations urbaines n'ont rien de féodal, pourtant on dirait la construction d'un château fort : d'abord la butte de terre (l'an dernier) et maintenant la tour, d'où s'élancer toujours plus vite, toujours plus haut !

Qu'importe si le fier destrier est modeste : un vélo qui semble emprunté au petit frère. On chevauche debout sur les pédales, pour des figures hallucinantes, en salle ou dehors dans la poussière et la boue. Mais du 23 octobre au 1er novembre, à Pessac Bellegrave, outre le BMX, il y aura aussi du skate (dans un skate-park amélioré pour une meilleure visibilité), du basket, du street soccer (foot de rue en équipes réduites)... 700 compétiteurs sont attendus dans ces différentes catégories, sur fond de musique et de danse.

C'est une autre nouveauté de cette 12e édition. La manifestation s'achèvera en beauté, avec un mélange de concerts et de glisse, BMX et skate.

13 600 spectateurs

« Ce festival a attiré 13 600 spectateurs en 10 jours, l'an dernier », rappelle le maire Jean-Jacques Benoît. Ils viennent de toute la région et plus loin si affinités pour ces cultures urbaines marquées par le hip-hop. Les VU revendiquent une envergure internationale, à travers ces compétitions et ces concerts. Loin d'être oublié, l'amateur lambda peut s'initier à diverses disciplines dans 11 ateliers. 700 places sont ouvertes cette année. Le quotidien de ce festival, c'est aussi le graff, la customisation, la culture de rue, via des expositions, des performances et même une sono-conférence. Avant la compétition il y a la compétence. La réussite des Vu est à mettre au crédit d'une équipe qui s'est constituée autour de Frédéric Arnaud, du service jeunesse de la ville. La connaissance de ces mondes lui permet de réunir des plateaux passionnants, en danse (Farid O'« saleté »), rap (Kohndo en masterclass), musique... À noter cette année le retour de la soirée reggae (1).

Sur un plateau

Bien calées dans le créneau des vacances de Toussaint, les Vu bénéficient de la disponibilité de nombreux jeunes à cette époque. Quand elles s'achèvent, elles laissent leur empreinte. Le skate-park installé à demeure en est un exemple. Quant aux traces grasses, elles sont limitées. Les organisateurs ont pensé tri des déchets, restauration bio et gobelets réutilisables.

Allez, quelques noms pour la route : Chinese Man, Dub Pistols (breakbeats), Cardopusher (dubstep), Danakil (reggae) et le DJ (prononcer didjé) Fly (hip-hop) en clôture.

(1) Renseignements et programme complet : www.vibrations-urbaines.net  et 05 57 02 21 53.           Auteur : WILLY DALLAY

Posté par quartiersc à 11:35 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 27 août 2009

Fruits et légumes à prix «équitables» à Ivry

REPORTAGE+VIDEO

A l'initiative d'un syndicat agricole, des producteurs du Lot-et-Garonne sont venus vendre directement leurs produits aux consommateurs de région parisienne. Et dénoncer les marges pratiquées par la grande distribution

«On devrait être au travail, mais on a dit à notre chef qu'on allait faire nos courses.» Maryline, Véronica et Céline hésitent. «Je me demande si c'est une vraiment une bonne affaire, lâche la première. Je pense que c'est moins cher sur le marché». «Mais par rapport aux grandes surfaces, il n'y a pas photo. Après, il faut savoir si la qualité suit», renchérit Véronica. Elle inspecte quatre melons, les soupèse, les sent: «Ils ont vraiment l'air bons.» C'est décidé, les trois collègues passent à l'achat.

Derrière l'étal, des militants communistes et des producteurs de fruits et légumes du Lot-et-Garonne. Il est 9 heures devant la mairie d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Le Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux) organise, comme tous les ans, sa vente directe de fruits et légumes. Du producteur au consommateur, sans passer par les intermédiaires habituels, centrales d'achat et grandes surfaces. L'objectif: dénoncer les «marges abusives» pratiquées par la grande distribution.

20 tonnes

L'opération, d'habitude organisée au pied de la tour Eiffel ou place de la Bastille à Paris, a été déplacée en banlieue, pour toucher les classes populaires. «Nous sommes partis hier soir vers 20 heures du Lot-et-Garonne», raconte Marie-Renée, femme d'un producteur de fruits et légumes à la retraite, en arborant son tee-shirt «mort de l'agriculture familiale = désertification de nos campagnes». Une vingtaine de tonnes de tomates, melons, nectarines et prunes ont fait le voyage et ont été distribuées en plusieurs points de région parisienne. A Ivry, cinq tonnes sont mises en vente. Les prix doivent être «abordables pour tous» et permettre une «juste rémunération des producteurs»: le kilo de prunes coûte 1,40 €, les tomates 1,50 €, les nectarines 2,10 €, le melon 1,50 € pièce.

«Le kilo de certaines variétés de tomates coûte 80 centimes à produire. Or, elles sont parfois achetées 30 centimes le kilo par les centrales d'achat, s'emporte Marie-Renée. De nombreux producteurs vendent à perte, et certains se retrouvent dans des situations financières désespérées. Ceux qui s'en sortent le mieux sont les personnes dont le conjoint ne travaille pas dans ce milieu.»

La situation déjà délicate des professionnels de la filière a encore empiré cette année. En moyenne, les prix ont baissé de 30% en juillet par rapport à la moyenne des cinq dernières années. En cause, selon Marie-Renée, «la suproduction et la loi sauvage du marché».

«Ca m'a coûté 25 euros, mais j'en ai au moins pour 10 jours»

Les habitants venus faire leur marché sont plutôt sensibles aux arguments développés par les producteurs et militants. «On gagne sur tous les plans, explique Mickaël, reparti avec un gros cabas de fruits et légumes. Cela m'a coûté 25 euros, mais j'en ai au moins pour 10 jours. Je sais d'où viennent les produits et la grande distribution ne s'en mettra pas plein les poches.» Maryline reconnaît que les prix pratiqués en grande surface peuvent parfois la freiner. «Ce genre d'opération devrait avoir lieu plus souvent. C'est plus constructif que quand les agriculteurs déversent leurs produits sur la route», estime-t-elle.

Pourtant, cette vente solidaire ne restera que ponctuelle. Les producteurs en appellent désormais à des «mesures d'urgence». Patrick Le Hyaric, député européen communiste, présent à Ivry, en profite pour détailler ses propositions: «Il faut réunir tous les acteurs du secteur afin de réglementer les prix. On demande notamment une limitation du coefficient multiplicateur. L'objectif est de limiter les marges des distributeurs à 1,5%.»

A cette «crise structurelle» s'est ajoutée récemment l'affaire du remboursement des aides demandé par Bruxelles: «C'est une farce», dénonce Patrick Le Hyaric, qui appelle à «dire non à la commission européenne». Libération.fr

Posté par quartiersc à 21:57 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mercredi 1 juillet 2009

Pour l’égalité, des jeunes des cités sur les traces de leurs aînés

expo_10_1212604464

Demain, une marche s’élancera de Marseille vers Paris, reprenant un combat initié il y a vingt-six ans.

C’est une marche pour renouer avec l’histoire et lever les malentendus. Une dizaine de jeunes gens s’élancent demain de Marseille pour sillonner la France pendant deux semaines et rejoindre Paris, afin de rendre hommage à la Marche pour l’égalité et contre le racisme, partie dans l’anonymat en octobre 1983 et reçue triomphalement un mois et demi plus tard à Paris. A l’époque, les médias l’avaient rebaptisée «Marche des beurs». Les marcheurs de l’époque ne s’en sont pas remis. Pour eux, c’était pire qu’un malentendu : un contresens. «Nous revendiquions l’égalité de traitement, surtout pas une identité spécifique», résume Farid L’Haoua, ancien porte-parole de la marche.

Héritage. Les nouveaux marcheurs, instruits de la confusion médiatique, ont adopté une affiche sur laquelle le mot «beur» est barré d’un trait rouge. Pour eux, c’est une Marche de l’égalité, un pèlerinage dans le sillon des glorieux aînés, pour leur rendre hommage et faire connaître dans les quartiers cette marche de 1983 que tout le monde ignore désormais.

L’idée est venue de cette ignorance. Fouad Chergui (34 ans), jeune réalisateur, a monté l’événement. Il travaillait depuis des années sur les questions de mémoire et d’identité dans son quartier de Villeurbanne, Olivier-de-Serre, entièrement rasé en 1984. Pour faire remonter la mémoire de cette cité disparue, il avait mis en place une valise dans laquelle les habitants pouvaient déposer des documents écrits ou visuels qu’ils prêtaient. Et un jour, une assistante sociale a laissé un album photos de la Marche pour l’égalité, décidée dans la banlieue lyonnaise en juin 1983 (lire page suivante). Fouad n’en avait jamais entendu parler et cela lui a semblé incroyable. Autour de lui, les jeunes ne connaissaient pas plus l’histoire.

Ils ont retrouvé d’anciens marcheurs qui leur ont transmis l’héritage, et il a imaginé filmer une nouvelle marche, comme un pèlerinage dans les traces de celle de 1983. Dix jeunes alterneront trajets à pied et en voiture pour rallier Paris le 13 juillet.

Une rencontre a été organisée, voilà dix jours, avec tous les acteurs à l’origine de la marche de 1983. Certains ne s’étaient pas revus depuis vingt-six ans. L’émotion était forte dans la salle de quartier, visible dans les regards et les silences plus que dans les mots, très sobres. Toumi Djaïdja, habitant des Minguettes dont la blessure par balle policière en 1983 avait lancé la marche, est venu, alors qu’il fuit la lumière depuis vingt-cinq ans. L’occasion de mesurer le chemin parcouru d’une marche à l’autre. «Quand on a lancé la marche en 1983, beaucoup de jeunes étaient morts pour avoir fait éclater un pétard de trop ou pour s’être approché trop près d’une bagnole, explique Fatima Mehallel (47 ans). Il y avait alors beaucoup de racisme.» Sif Guerdi, ancien marcheur qui vit toujours à Vénissieux, ajoute : «On n’avait pas d’avenir, pas d’égalité du tout à l’époque.» A présent grand-père, il assure que ses enfants se heurtent «aux mêmes problématiques aujourd’hui». Dans la salle, tout le monde admet cependant que les choses ont évolué. Djamel Atallah, ancien marcheur, explique à ses successeurs que «nommer une fille d’immigrés maghrébins ministre de la Justice» aurait été juste inimaginable à l’époque. «On peut penser ce qu’on veut de son action politique, dit-il, mais par rapport à 1983, c’est plus qu’une vraie révolution, croyez-moi.» Paternel, il glisse quelques conseils aux jeunes marcheurs : «Prenez de la pommade parce que 30 kilomètres par jour, ça fait mal aux pieds ! Mais ça vaut le coup. Des injustices, il y en a encore beaucoup.» Mohamed Amini, guitariste en 1983 du groupe Carte de séjour, ajoute : «Des générations se sont battues pour que vous viviez mieux aujourd’hui. Alors il faut vous battre à votre tour, car le chemin est encore long.»

Les marcheurs seront six filles et quatre garçons. En 1983, les filles étaient plus rares, et devaient se battre pour gagner leur place. «Il fallait faire son trou, les filles n’étaient pas accueillies les bras ouverts», raconte Fatima. Elle a animé des ateliers à Villeurbanne pour préparer les futurs marcheurs, transmettre l’histoire, les mettre en garde. «On leur a expliqué les récupérations, le problème du débouché politique, résume-t-elle. Je ne pense pas qu’ils se feront avoir. Ils m’inspirent confiance. Ils sont intéressés, motivés, sincères.»

Dépit. Quelles sont leurs motivations en 2009 ? «C’est surtout un hommage qu’on veut rendre», répond l’une des jeunes filles. Puis comme un ancien marcheur insiste pour connaître leurs revendications, un garçon ajoute qu’il en a «marre de devoir encore prouver» qu’il est «français comme Pierre et Paul», et Rafika, étudiante en sciences politiques, ajoute : «Moi je veux aussi comprendre pourquoi on n’avait jamais entendu parler de cette marche de 1983. Que font les historiens ? Que font les journalistes ? Pourquoi on ne nous en parle pas à l’école ?» Larbi, l’un des anciens marcheurs, répond : «A l’époque, on a traversé la France profonde, on a été accueillis partout. Puis, après notre arrivée à Paris, on a été enterrés. On a posé une chape de plomb sur notre mouvement.» Fatima ajoute qu’ils se sont sentis dépossédés, puis spoliés l’année suivante, avec la création de SOS Racisme dans la foulée de leur marche.

Pour le pasteur Jean Costil, proche à l’époque des jeunes marcheurs, l’issue de ce mouvement de 1983 reste un mystère. «Pourquoi, alors qu’il avait suscité la création de centaines d’associations en France, n’a-t-il pas produit un vrai jus, politique ou autre ?» Les anciens marcheurs sont d’accord mais n’ont pas la réponse. Certains se sont battus pendant vingt-cinq ans avec le dépit de cette longue marche inachevée. Pour Christian Delorme, alors baptisé «curé des Minguettes», et qui avait fait en 1981 une grève de la fin avec le pasteur Costil contre les expulsions de jeunes issus de l’immigration, c’est peut-être une question de temps. «La Marche des Noirs aux Etats-Unis, en 1963, n’avait pas eu d’influence tout de suite, rappelle-t-il. Le discours de Martin Luther King était passé inaperçu. En France, je pense que la Marche pour l’égalité sera un jour reconnue pour ce qu’elle était.» C’est aussi l’intention des marcheurs de 2009. Par OLIVIER BERTRAND

Posté par quartiersc à 23:06 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 18 juin 2009

Assemblée Générale SPORTS URBAINS

skate

SPORTS URBAINS
L’assemblée générale constitutive est fixée au mercredi 24 juin 2009 à 14h30,
salle du Sénéchal, 17 rue de Rémusat à Toulouse. Pour participer, vous devez
impérative déposer à la poste votre dossier  le samedi 20 juin au plus tard.
Après ce délai, il est possible de faxer le dossier d’affiliation + le
formulaire d’affiliation + récépissé préfecture de l’association (pour les
associations). Le numéro à utilisé est le 0825 672 872 ou par mail :
contact@sportsurbains.fr

Calendrier :
-  Jeudi 18 juin 2009 : arrivée du traceur marocain Yassine EL HAIMOUR pour un
séjour « échange sportif » de 90 jours.
- Samedi 27 juin 2009 : démonstration de Parkour et d’Echasses Urbaines avec
Yassine et l’association SKYPPY  à Toulouse, Festival TOUCOULEUR
-  3 & 4 juillet 2009 : démonstration de Parkour et d’Echasses Urbaines avec
Yassine et l’association SKYPPY  à Toulouse, journée « SI T SPORT DE RUE »

Télécharger l'invitation Invit_Presse_sports_urbains_yamakasi

Posté par quartiersc à 18:01 - Initiatives - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »