Quartier Sans Cible...Changeons l'image de la banlieue !

L'association Quartier Sans Cible décortique se qui se fait de mieux dans les banlieues. Elle essaye d'analyser les problématiques urbaines et donne la parole à tous les acteurs des quartiers populaires. Ensemble, changeons notre regard sur la banlieue !

vendredi 6 novembre 2009

"Crise de conscience" Kool Shen

Après une reformation scénique remarquée avec NTM, c'est en solo que Bruno Lopes revient avec un deuxième opus sombre.

Son show au Zénith de Paris, en 2005, était censé annoncer sa retraite puisque Kool Shen désirait par la suite se consacrer pleinement à l'activité de son label IV My People. Après quelques succès, la structure s'est éteinte et la plume du rappeur est ressortie du tiroir. Revenu sur le devant de la scène avec son compère JoeyStarr, fin 2008, pour une tournée de reformation avec NTM, saluée par la critique et le public, l'artiste, 42 ans au compteur, serait-il victime de cette fameuse "crise de la quarantaine" ? Pas pour un sou car avec "Crise de conscience", c'est plus à une prise de conscience que Kool Shen veut sensibiliser son public, plus de vingt ans d'activisme dans le rap derrière lui.

Sur des instrumentations entièrement jouées (guitares, basses, claviers, violons...), Kool Shen livre un album de hip-hop que certains pourront cataloguer de "old-school". Posé et certainement marqué par les changements dans sa vie - il est notamment devenu papa - le rappeur laisse exploser toute sa sincérité sur un "Vivre dans l'urgence" poignant et nostalgique. Plutôt sombre, ce disque ne laisse aucun sujet de côté : la situation sociale ("La France hallucine"), les inégalités ("Mauvaise école") ou encore le réchauffement climatique avec "Grandeur et décadence". N'oubliant pas son compère JoeyStarr, rugissant, sur un "J'reviens" véritable ego-trip décomplexé, Kool Shen laisse néanmoins une porte ouverte à l'espoir avec un "Eldorado" lumineux et sensiblement optimiste. Un grand disque de rap sans aucun doute, voire un grand disque tout court.

Tracklisting

1 · Intro
2 · J'reviens
3 · La France hallucine
4 · Interlude Vivre dans l'urgence
5 · Vivre dans l'urgence
6 · Rappelle-toi
7 · Salope.com
8 · Mauvaise école
9 · Jusqu'au bout
10 · Grandeur et décadence
11 · C'est bouillant
12 · Vendredi 13
13 · J'ai jamais eu besoin
14 · Eldorado
15 · Outro

MusicActu

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jeudi 10 septembre 2009

Kery James - Banlieusards



Ce clip (très réussi) se veut positif et explicite.
pour résumé ce serait "banlieue n'est pas égale à échec"

La preuve en image aux côtés de nombreux guests comme Liliam Thuram, M.Dia, Didier Morville aka Joey Starr, Mélanie Georgiades plus connue sous l'alias "Diams" entre autres et des anonymes qui ont réussi malgré leur soit disant statut de "banlieusards". A voir et entendre absolument.

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mercredi 2 septembre 2009

Quartier Sans Cible humeur

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Mercredi 2 septembre 2009 l'émission C dans l'air de Yves CALVI s'intitulée Criminalité en hausse Durant toute l'émission il a été question des jeunes de banlieue. On peut se poser alors la question: pourquoi un tel titre? Criminalité = jeunes de banlieue...vous avez dit amalgames ? DP

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vendredi 21 août 2009

Neuilly sa mère le debut


Neuilly sa mère ! en tête du box office avec 432 722 spectateurs dés la première semaine !

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samedi 18 juillet 2009

Extrait de Film, Bande Annonce, Trailer: Neuilly Sa Mère AU CINEMA LE 12 AOUT 2009

A propos du film Neuilly Sa Mère:

Mais quel mauvais démon a pu tirer Sami, 14 ans, de sa cité près de Châlon où il vivait heureux pour le transporter à… Neuilly-sur-Seine ? La ville du président de la République ! Le sort a voulu qu’il soit confié à sa tante Djamila, qui a épousé un certain Stanislas (Denis Podalydès), un bourgeois de la vieille école. Et à Neuilly, on découvre vite que les slogans désormais célèbres font loi : « Ma chambre, tu l’aimes ou tu la quittes », clame Charles, le cousin chez qui a emménagé Sami. Sans oublier le fameux « N’oubliez pas qu’ici, on étudie plus pour réussir plus » de la directrice du collège, alias Josiane Balasko, qui nous annonce un joli rôle à contre-emploi au pays du bling bling et des bonnes manières.

Le casting (Valérie Lemercier, Ramzy Bedia, Armelle, François-Xavier Demaison…) promet un grand souffle de légèreté sur cette comédie qui, si elle ne tombe pas dans les clichés habituels sur la bonne bourgeoisie versus le petit gars des cités, devrait offrir de savoureux clins d’œil à la France d’aujourd’hui, bourrée d’antagonismes et de préjugés mutuels.

Fiche d’identité de Neuilly Sa Mère:

* Réalisateurs: Gabriel Julien-Laferrière
* Genre: Comédie
* Casting: Samy Seghir, Jérémy Denisty, Rachida Brakni, Denis Podalydès, Armelle, Valérie Lemercier, Josiane Balasko, Ramzy Bedia
Julien Courbey, François-Xavier Demaison, Olivier Barroux, Elie Semoun
* Date de sortie: 12 août 2009

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Ma proche banlieue, Une expo sur la banlieue de Patrick Zachmann.

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Ma proche banlieue, Cité nationale de l’histoire de l’immigration. Palais de la Porte dorée. 293, av. Daumesnil, 75 012. Rens.: 01 53 59 58 60 info@histoire-immigration.fr. Jusqu’au 11 octobre.

Des zones d’activités commerciales, ZAC comme les nomment les panneaux de circulation. Des paysages mornes parsemés de tours aux couleurs fanées. Un carrelage mural composant une mosaïque dans les tonalités orange, vertes, ou jaune criard. La banlieue ordinaire, capturée par l’objectif de Patrick Zachmann, est exposée à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

Plus d’une centaine de clichés qui révèlent l’évolution de centaines de quartiers «difficiles» pendant ces vingt-cinq dernières années. Le béton et la froideur à la périphérie de Paris et de Marseille courent sur les murs de la Cité, mais ce sont surtout les habitants qui intéressent le photographe. Au milieu des tours, de nombreux portraits. «J’écoute beaucoup les gens. J’aime saisir l’instant après qu’ils ont fini de parler. A ce moment-là, ils peuvent avoir des regards très lointains», explique Patrick Zachmann.

Retour à Marseille. Laisser planer un voile de mystère plaît au photographe. En 1984, il s’est rendu à Marseille pour animer un stage auprès de jeunes issus de quartiers populaires et en a tiré la série Ali, Hacène, César, Nadia, Chérif, Aïcha, Paul et les autres. Une vingtaine d’années plus tard, le photographe est parti à leur recherche afin de savoir ce qu’ils étaient devenus. Les deux séries tirées de ses séjours dans le Sud se répondent. La première en noir et blanc, la seconde en couleurs, témoignages du temps qui a passé et souvent failli.

Les visages ont vieilli. «On parle souvent des jeunes comme s’ils étaient interchangeables et surtout comme s’ils ne grandissaient jamais.» Chérif, chevelure longue et bouclée à la Platini, était un peu rebelle. En 2005, il est devenu père de famille. La tête rasée, comme Zidane. Certains stagiaires ont connu un destin plus tragique. Marius est de ceux-là. On le voit jeune homme fragile. Le regard perdu dans le vide, les bras suspendus aux cordes d’un chapiteau. Sur la deuxième série, Marius apparaît de loin, allongé par terre. Malade, il vit dans la rue.

Sans misérabilisme, Patrick Zachmann saisit les évolutions de ses modèles que le visiteur perçoit autant comme les protagonistes d’un documentaire que comme les personnages d’une fiction.

Zachmann dit ne plus être militant comme lorsqu’il a commencé la photographie au milieu des années 70. Son travail n’en demeure pas moins ancré dans le réel. L’identité, la mémoire et l’immigration, sont les thèmes majeurs de son travail.

Il a également réalisé une série de clichés sur sa famille, d’origine juive polonaise et algérienne (Enquête d’identité), ainsi qu’un court-métrage sur son père. Patrick Zachmann dit aimer laisser la parole à ses sujets. Entré à l’agence Magnum en 1985, il se veut un touche-à-tout qui refuse de rester prisonnier du cadre. Ma proche banlieue en est la démonstration : beaucoup de photographies, mais aussi des sons ou des impressions notées sur le vif des reportages. «J’ai souvent besoin de passer au cinéma documentaire pour enregistrer la parole des gens, le mouvement. Parfois il faut casser l’immobilité de la photo et son silence.»

Captures d’écrans. Les seules images de violence ont été prises en 2005, lors des émeutes de Villiers-le-Bel. Intitulées Vu d’ailleurs, ce sont des captures d’écrans télé, faites à Shanghai où Zachmann se trouvait au moment des faits. Les images de voitures incendiées, érigées en symbole de la sauvagerie urbaine, sont altérées par la mauvaise qualité volontaire des clichés. Comme une métaphore des représentations que l’on peut se faire de la banlieue «en flammes», déformées par les idées reçues et la propagande sécuritaire.

Par THIPHAINE LE ROY (Libération)

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jeudi 16 juillet 2009

Adieu Gary Un film de Nassim Amaouche Date de sortie : 22 Juillet 2009

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Le coup de coeur de Quartier Sans Cible

Grand Prix de la Semaine de la Critique 2009, "Adieu Gary", le premier long métrage de Nassim Amaouche, allie subtilement drame social, portrait de famille et référence à un genre cinématographique, en l’occurrence le western. Un ton original et une mise en scène à hauteur des ambitions du projet.

Résumé : Au milieu de nulle part, une cité ouvrière vidée de sa population depuis quelques années déjà. Pourtant, certains habitants ont décidé d’y rester, plus par choix que par nécessité, parce que c’est là qu’ils sont nés et qu’ils ont grandi. Parmi eux il y a Francis, l’ouvrier consciencieux qui continue d‟entretenir la machine sur laquelle il a travaillé toute sa vie ; Samir, son fils, qui revient dans le quartier après une longue absence ; mais aussi Maria, la voisine, vivant seule avec son fils José qui veut croire que son père est Gary Cooper. Il va donc l’attendre tous les jours dans la ruelle de ce no man‟s land contemporain, qui ressemble à s’y méprendre à un décor de Western...

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mercredi 17 juin 2009

"Lascars" : halls d'immeuble et "jeunes de banlieue" font leur entrée en dessin animé

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Drôle, en phase avec son époque, porté par une formidable bande-son rap, Lascars est une excellente surprise dans le paysage de l'animation française, et même, plus généralement, de la comédie. Prolongeant une série diffusée depuis 2001 sur Canal+, le film suit le quotidien d'une petite nébuleuse de jeunes de la cité francilienne et non moins fictive de Condé-sur-Ginette pendant les vacances d'été.

A mi-chemin entre une bande dessinée de la revue Fluide glacial et un néoréalisme revisité à la sauce banlieue, il frappe d'abord par l'originalité de son graphisme, qui fait évoluer des personnages souples et toniques comme des danseurs de hip-hop dans des décors crayonnés, mais extrêmement précis et réalistes, qui rendent compte de manière quasi documentaire de l'urbanisme des cités de la périphérie.

Les ressorts comiques procèdent du même alliage entre l'enquête de terrain qui sent le vécu et la comédie outrée, et inscrivent le film, un peu comme Les Beaux Gosses, de Riad Sattouf, dans une tradition américaine de la comédie que la France gagnerait à imiter plus souvent.

Portés par les voix d'acteurs issus de la banlieue pour la plupart et joyeusement investis dans leur rôle (Vincent Cassel, Diam's, Omar et Fred...), les dialogues, nerveux et inventifs, claquent avec la force de la vérité. Une fois n'est pas coutume, sans doute encouragés par le succès de la série à la télévision, les financiers ont semble-t-il laissé carte blanche à leurs auteurs, en acceptant que le film ne soit pas strictement calibré pour un public familial.

L'histoire est celle de deux zozos condamnés à passer l'été dans les halls d'immeuble de la cité après s'être fait rouler par une agence de voyages bidon. A partir de là, plusieurs trames s'entrecroisent : l'histoire de Tony Merguez qui s'improvise dealer de shit pour récupérer l'argent qu'il a perdu dans cette arnaque, celle de José, qui se fait engager par le cruel juge Santiépi pour construire un sauna dans son manoir, et celle de leurs deux potes Sammy et Narbé, planqués pour l'été dans un centre de loisirs aquatiques, qui se retrouvent embringués dans un tournage de film porno.

Il y a des filles aussi, comme Manuella, dernière-née d'une famille de flics, érotomane sadomasochiste et experte en sports de combat, qui jette son dévolu sur le pauvre Tony Merguez. Et Clémence Santiépi, la fille du juge, dont les charmes et l'assurance bourgeoise révèlent, chez José, des ambitions insoupçonnées de réussite sociale.

Ces microtrajectoires sont ici prétexte à mettre en scène des personnages truculents, à faire vriller leurs inventions langagières, à multiplier les gags autour de situations dans lesquelles les conduisent leurs tentatives de drague et leurs magouilles minables.

"J'CRACHE PLUS PAR TERRE"

Sans jamais verser dans la mièvrerie, sans jamais renoncer à un humour mordant, tout cela n'en reste pas moins bon enfant jusqu'au générique de fin, où les deux personnages principaux clament leur désir tout frais d'intégration sociale dans un rap désopilant : "J'crache plus par terre, j'traite plus les mères, j'traverse que quand le p'tit bonhomme est vert !"

Des dialogues aux décors, des acteurs à la musique (supervisée par Lucien Papalu, elle comprend un morceau original des rappeurs américains De La Soul), chaque élément du film est une réussite, et l'ensemble fonctionne au poil.

Ce pur divertissement, de surcroît intelligent, permet d'oublier pendant une heure et demie la crise et les licenciements

Film d'animation français d'Albert Pereira Lazaro et Emmanuel Klotz avec les voix de VincentCassel, Diane Kruger, Diam's. (1 h 37.)

Isabelle Regnier (Le Monde)

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vendredi 29 mai 2009

Des habitants des cités bordelaise font leur ciné en vrai

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« DJAMEL ET ZAK ». écrits et joués par les habitants des cités bordelaises, les trois premiers épisodes de cette série vont être tournés sur l'agglomération

L'idée leur est venue bizarrement. « Un jour, il pleuvait des cordes et avec mon pote, on s'est réfugiés dans le hall d'une clinique. On parlait de "Prison Break". Et on s'est dit, pourquoi on ne ferait pas un film ? »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Karim et Mickaël jettent sur le papier les bases d'une histoire, celle de deux frères qui habitent au Grand-Parc à Bordeaux Comme eux. Et c'est encore au Grand-Parc qu'ils rencontrent Lydia Hervel, réalisatrice à l'association Cap citoyenneté, installée dans la cité voisine des Aubiers. Son but : promouvoir des projets culturels qui mettent en valeur la diversité. La production de films en fait partie. Cela tombe à pic : la jeune femme est venue animer un atelier dans leur quartier. Ils lui parlent de leur envie de court-métrage. Elle leur conseille de travailler le sujet avant de reprendre contact.

Une subvention d'Arte

Karim et Mickaël pédalent un peu et vont chercher du secours auprès des animateurs du centre social. Qui leur donnent un coup de main pour réaliser une vidéo amateur, courant 2008. Nouveau hasard, nouvelle rencontre. Cette fois-ci, avec deux pros de passage, invitées par la bibliothèque du Grand-Parc.

Du beau linge : Véronique Lamagnère, déléguée culturelle à Arte France et Paule Zajdermann, conseillère de programmation à France 2.

« Elles ont été touchées par notre projet », se réjouit Karim. La preuve, dans la foulée, les deux ados reçoivent une subvention de la chaîne : 3 000 euros. Pas mal pour un début. Et un sacré encouragement.

Pour se frotter aux réalités du métier, Karim effectue un stage sur le tournage de « Famille d'accueil », produit par France 3 et tournée dans l'agglomération bordelaise. ça y est. Il a un pied dans la profession.

Meilleurs que des pros

Le 14 janvier 2009, Lydia Hervel prend les choses en main : « Quand j'ai vu leur travail et la lumière qu'il y avait dans leurs yeux, j'ai lancé le pari de faire une vraie série.

On avait le "pitch", il ne restait plus qu'à mettre au point le scénario. Je l'ai écrit en m'adaptant à leurs souhaits. » Lydia va les coacher pendant cinq mois avec, pour outil, la méthode Actor studio : « Il faut aller chercher ses émotions et son vécu personnel. » Karim sait faire.

Elle multiplie également les castings en recrutant dans les cités : « Par souci de réalisme, je voulais que les habitants s'impliquent. » Ils ont rappliqué, du Grand-Parc, des Aubiers. « Souvent, ils ont été meilleurs que les acteurs professionnels qu'on contactait. » Il y en aura quand même, dont une certaine Eva, qui pour l'instant, tait son nom. Les décors aussi seront couleur locale.

En octobre prochain, les caméras vont investir différents quartiers de Bordeaux, dont bien sûr le Grand-Parc et les Aubiers, mais également Bouliac et Lormont. Des techniciens professionnels prêteront leur concours, bénévolement.

Les pieds sur terre

Les deux frères du début s'appellent aujourd'hui Djamel et Zak, le titre du film. Djamel est étudiant en médecine. Il ignore que Zak, mis en garde à vue, est son frère. « C'est l'histoire d'une famille qui se soude pour résister à la mafia. On veut montrer qu'avec l'amour des siens, tout est possible », commente Karim. Il joue Djamel. Mickaël est Zak. Renaud, qui a grandi lui aussi aux Aubiers, entre dans la peau d'un flic. Salim est Victor, bras droit du parrain. Mounir interprète Papis, un pote de Djamel. Et les autres.

En juin, la fine équipe tourne la bande-annonce. Et enchaîne avec les trois premiers épisodes. « Arte est de plus en plus intéressée pour diffuser le film. Mais nous avons aussi des contacts avec France Télévisions, dit Lydia Hervel. Quoi qu'il arrive, on gardera les pieds sur terre. » N'empêche, Karim assure que ses parents sont fiers de lui. Tout est possible, c'est sûr...

Auteur : Dominique Manenc

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lundi 18 mai 2009

Les Lascars: «L'animation n'est pas que pour les enfants»

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Emmanuel Klotz et Albert Pereira-Lazaro sont les réalisateurs des «Lascars», film d’animation présenté à Cannes, à la semaine de la Critique

L’histoire des «Lascars», c’est un peu une «success story» à la française. Dès 2001, cette série animée a été diffusée par sketchs d’une minute sur Canal+; puis sur MCM et sur MTV. Entre temps, le Net l’a fait tourner, générant un nombre de spectateurs en ligne impressionnant – sur le compte Dailymotion des «Lascars», on recense 14.561.523 vues au moment où l’on écrit cet article. Et voilà comment, en 2009, la série d’épisodes devient un long-métrage de 1h36, présenté à Cannes à la Semaine de la critique, avant de sortie en salles le 17 juin prochain. Avec, cerise sur le gâteau, les voix de Diane Kruger, Vincent Cassel, Omar et Fred, Gilles Lellouche, Diam’s et Frédérique Bel. Explications des réalisateurs du long-métrage, Emmanuel Klotz et Albert Pereira-Lazaro, depuis une terrasse cannoise…

Comment avez-vous fait pour transformer des séquences d’une minute en un film?

C’était le plus difficile exercice qui soit. Il fallait garder le ton, l’autodérision et l’environnement de la série initiale tout en maintenant un rythme qui tiendrait en haleine les spectateurs. On a donc essayé d’approfondir l’histoire pour la développer sur 1h30. Par exemple en la rendant plus universelle.

C’est-à-dire?

On a mis une histoire d’amitié entre potes et des histoires d’amour. C’est ça, entre autres, qui rend l’histoire universelle.


LASCARS le film - Teaser Tony

Les Français ont la cote dans l’animation, non?

Oui, mais «Les Lascars» est un premier film, fait avec 7,5 millions d’euros. C’est bien pour un film, mais c’est peu pour un film d’animation européen. Il a fallu compenser avec de l’énergie et du talent.

Après «Persepolis», «Kirikou», «Là-Haut», qu’apportent «Les Lascars»?

Ils montrent que l’animation n’est pas que pour les enfants. Il y a plein de niveaux de lectures dans ce film. C’est une comédie, pas l’exploitation d’un thème débile réservé aux moins de 8 ans.

Qu’est-ce qui vous a donné le plus de fil à retordre?

Ouh, là, là... Plein de scènes. Notamment celle d’ouverture. On se demandait par quoi on allait commencer le film. Finalement, on a choisi une bouffonnerie entre les deux personnages principaux, Tony Merguez et José Frelate, pour être dans le ton directement.

Un journal a écrit que votre film se moquait de la banlieue…

Qu’est-ce que ça veut dire, la «banlieue», vu que 80% des gens y vivent? On rit de tout le monde, sans complaisance.

Recueilli par Alice Antheaume, à Cannes (20 minutes)

Posté par quartiersc à 20:56 - Musique/Art/Ciné/Télévision - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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